Je ne suis pas devenu formateur par hasard, ni parce que c'était le plan depuis le début. C'est une évolution qui s'est construite progressivement, à partir d'un constat simple : j'aime débloquer les gens.
Mon parcours n'est pas celui d'un informaticien de formation pure. Avant de me tourner vers le numérique, j'ai travaillé dans l'horticulture et le paysagisme. Un univers complètement différent, mais qui m'a appris une chose essentielle : la valeur du concret. On ne plante pas une haie sur le papier — on la plante.
Quand j'ai bifurqué vers l'informatique, j'ai apporté cette logique avec moi. L'informatique, ça ne sert à rien si ça reste théorique. Ça sert à faire des choses — gérer une activité, communiquer, produire des documents, analyser des données. C'est ça qui m'intéressait.
Quand je dépannais des ordinateurs, il m'arrivait souvent de prendre le temps d'expliquer ce que je faisais. Pas par obligation — par réflexe. Et je voyais quelque chose se passer chez les gens. Une crispation qui disparaissait. Une incompréhension qui devenait de la clarté. Une personne qui, cinq minutes avant, se sentait nulle avec l'informatique, et qui comprenait soudainement pourquoi ça ne fonctionnait pas.
Ce moment-là — ce déclic chez l'autre — c'est ce qui m'a donné envie de faire de la formation. Pas juste réparer. Transmettre.
"J'aime débloquer les gens. J'aime les accompagner et qu'ils se sentent mieux avec le numérique. C'est aussi simple que ça."
Être formateur, pour moi, c'est avant tout accompagner. Pas réciter un cours. Pas cocher des cases dans un programme. Partir de là où est la personne — ses blocages, ses habitudes, ses besoins réels — et l'amener vers plus d'aisance et d'autonomie.
Ça veut dire adapter le rythme. Ça veut dire ne jamais faire sentir à quelqu'un qu'il est "en retard" ou qu'il aurait "déjà dû savoir". Ça veut dire utiliser des exemples qui parlent vraiment à la personne en face, pas des exercices génériques qui auraient pu s'appliquer à n'importe qui.
Et surtout, ça veut dire que le résultat qui compte, c'est ce qui se passe après la formation. Est-ce que la personne utilise ce qu'elle a appris ? Est-ce que ça lui a vraiment simplifié quelque chose ? C'est ça, la mesure de réussite.
Six ans après avoir lancé cette activité, la réponse est la même qu'au départ. Chaque fois qu'une personne repart d'une formation en se sentant plus à l'aise avec le numérique — plus confiante, plus autonome — c'est pour ça que je fais ce métier. Pas plus compliqué que ça.